[Alcimed x Capital] L’ARN messager ouvre-t-il des espoirs immenses ?

Aurélie Malécot-Chabanel, directrice du bureau santé d’Alcimed à Lyon a partagé avec Capital Magazine son regard sur les immenses possibilités offertes par la technologie de l’ARN messager. 

« Leurs noms étaient inconnus du grand public il y a seulement quatre mois. Depuis, Özlem Türeci et Ugur Sahin, les cofondateurs de la biotech allemande BioNTech, tout comme Stéphane Bancel, le directeur général de la start-up américaine Moderna, sont devenus des vedettes internationales. Il faut dire que, s’ils confirment leurs promesses, les vaccins à ARN messagers dont ils sont les pionniers risquent de révolutionner le marché mondial de la pharmacie. Développés en un temps record pour lutter contre le Covid-19, ils pourraient accélérer la mise en œuvre de solutions nouvelles pour traiter d’autres maladies, comme le cancer ou la mucoviscidose.

« Comparée aux autres technologies, cette approche moléculaire permet d’aller beaucoup plus vite pour produire le vaccin, car il n’est pas nécessaire de cultiver des pathogènes« , souligne Aurélie Malécot-Chabanel, directrice du bureau santé d’Alcimed à Lyon. Les vaccins à ARN messager de BioNTech (associé Pfizer) et de Moderna ont été développés et distribués en moins d’un an, contre huit à dix ans pour des sérums traditionnels. « Un autre avantage est la capacité de cibler très précisément la protéine de virus à combattre« , poursuit Aurélie Malécot-Chabanel, qui cite les études en cours sur divers virus très redoutables : Zika très présent en Amérique latine via les moustiques , ou Ebola… »

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