Journal de bord

Un psychologue à votre poignet : l’avenir de la santé mentale

Alcimed, société de conseil en innovation et développement de nouveaux marchés, travaille avec l’industrie pharmaceutique et l’industrie des dispositifs médicaux afin de tirer parti des nouvelles technologies, des nouveaux partenaires et des nouvelles tendances en matière de produits innovants de diagnostic en santé mentale.

Les troubles mentaux et neurologiques comme la dépression ou le trouble bipolaire sont encore largement diagnostiqués par le questionnement et l’observation du comportement du patient.

En effet, les données physiologiques et biomoléculaires permettent rarement de détecter un état pathologique dans les troubles mentaux et neurologiques comme dans des domaines comme l’oncologie.

Cependant, bientôt, les possibilités de diagnostic en santé mentale pourraient se multiplier, grâce à la possibilité d’analyser le comportement informatiquement.

L’expansion des diagnostics sera alimentée par de nouvelles études et pratiques cliniques démontrant que le traitement du signal des biocapteurs humains, comme par exemple la fréquence cardiaque, la sueur ou la température, peut être utilisé pour prédire des états mentaux sains ou malades. Des études suggèrent déjà que le trouble bipolaire et les profils de comportement dépressif peuvent être détectés par l’analyse des données de biocapteurs portables.[1] [2]

Les capacités de contrôle et d’analyse des données de ceux qui ont déjà été diagnostiqués avec un trouble ont suscité un intérêt supplémentaire, et de tels dispositifs auront le potentiel d’être reconnus comme diagnostics complémentaires.

Par exemple, la Smartwatch de Verily (filiale d’Alphabet) suit les patients atteints de la maladie de Parkinson et a l’ambition d’être reconnue comme un véritable dispositif médical[3]. Les données issues de ces outils pourraient servir de base aux stratégies marketing pharmaceutiques pour les produits thérapeutiques et servir à établir des diagnostics complémentaires permettant de déterminer si un patient présente ou non les symptômes d’un trouble qui peut être traité avec un médicament donné. La FDA reconnaît déjà ce potentiel et celui de certaines entreprises sélectionnées le mois dernier pour participer à un projet pilote de pré-certification de logiciels, avec l’espoir de réduire les délais d’approbation[4].

24 % des répondants à un sondage de l’industrie pharmaceutique utilisaient déjà des technologies portables dans les essais cliniques, et cette proportion est en voie d’augmenter puisque 44% prévoient d’utiliser cette technologie au cours des cinq prochaines années[5].

Des entreprises comme Spire utilisent déjà des données pour aider les consommateurs à combattre la dépression en leur faisant prendre conscience de leur propre stress et de leur anxiété. Une autre société importante est GSK, qui se distingue dans l’utilisation des données portables dans les essais cliniques. Les pionniers pourraient découvrir des biomarqueurs dérivés de données qui donneront à l’entreprise concernée un avantage dans l’utilisation de ces technologies portables pour obtenir l’approbation de médicaments ou pour approuver des dispositifs de diagnostic.

[1] https://www.pnas.org/content/pnas/113/6/E754.full.pdf
[2] https://horizon-magazine.eu/article/wearable-sensors-help-diagnose-depression.html
[3] https://arstechnica.com/gadgets/2017/04/alphabets-verily-shows-off-health-focused-smartwatch/
[4] https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-selects-participants-new-digital-health-software-precertification-pilot-program<
[5] https://www.outsourcing-pharma.com/Article/2016/11/30/CROs-and-wearable-technology-in-clinical-trials

 

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