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Clean Beauty : 4 initiatives pour des ingrédients cosmétiques plus transparents

 

Les consommateurs intègrent de plus en plus leurs préoccupations sanitaires et environnementales dans leurs habitudes ; les cosmétiques ne sont pas épargnés. En effet, l’engouement autour de la « clean beauty » de la part notamment des millennials s’accentue et nourrit un besoin de transparence vis-à-vis des produits de beauté. Les industriels et les retailers y répondent activement… ou de manière passive. Alcimed revient sur 4 initiatives phares portées par des start-ups, associations ou acteurs historiques, qui visent à éclairer les consommateurs dans leur choix.

Initiative 1 : Des applications « Clean Beauty » à succès lancées par des start-ups venues du numérique

Ces applications ont été créées par des développeurs ou des créateurs d’applications dans des start-ups, qui ont compris que la transparence des produits cosmétiques était un marché à saisir. Par exemple :

– Yuka évalue les produits alimentaires puis les produits cosmétiques depuis juin 2018. Cette application déclare s’entourer d’experts nutrition et santé dont l’évaluation se base sur des données scientifiques issues d’organismes tels que l’ANSM, l’ANSES, le CSSC ou encore le CIRC. Yuka note de 0 à 100 chaque produit selon sa composition et son origine.

– Clean Beauty est une application lancée en 2017 par Officinea, une équipe scientifique dirigée par un docteur en pharmacie et cosmétologie. A visée purement pédagogique, cette application décrypte la liste INCI des ingrédients et propose un glossaire des principales substances employées dans la formulation des cosmétiques.

Initiative 2 : Une application « Clean Beauty » collaborative proposée par une association pour informer les consommateurs en tant que tiers

L’UFC Que Choisir a lancé en mars 2018 l’application QuelCosmetic qui mise sur l’interactivité avec les consommateurs. Ces derniers peuvent envoyer la photo d’un produit non répertorié qui sera évalué et intégré dans les jours suivants. Le classement des ingrédients en indésirable repose sur des études issues d’organismes reconnus et indépendants.

QuelCosmetic note sous forme de pictogramme et de code couleur – vert pour les produits sans risque et rouge pour les produits à risque. De plus, les résultats sont segmentés en plusieurs catégories de populations : adultes, enfants / adolescents, bébés et femmes enceintes.

Initiative 3 : Des plateformes web avec du contenu partagé par les marques

Certains industriels proposent de mettre à disposition eux-mêmes les informations concernant leurs produits via leurs propres outils :

L’Oréal a lancé en 2019, sa plateforme d’informations « Au cœur de nos produits ». Elle associe à chaque ingrédient des produits L’Oréal, des détails, tels que la provenance, les usages, les liens vers les études associées et si nécessaire les raisons pour lesquels l’ingrédient en question est controversé.

Guerlain a mis en place un QR code pour chacun de ses produits donnant un accès fluide au site web de la marque afin de partager des informations associées.

Initiative 4 : des produits « clean » proposés par des magasins spécialisés

Les distributeurs se mettent à la clean beauty avec une offre de produits tout en prônant la transparence :

Botimyst a ouvert une boutique Click & Collect à Paris avec 800 références sélectionnées sur la base d’une charte d’ingrédients préétablie par un comité scientifique. Celle-ci est mise en avant sur son site de vente.

Sources de Carrefour, en partenariat avec Clean Beauty, propose près de 3400 références excluant 75 ingrédients controversés. Un label, « Les Yeux Fermés » qui leur est propre, permet de mettre en avant leurs critères de sélection.

 

Que ce soit pour informer, éduquer ou rassurer les consommateurs, la clean beauty répond à une demande croissante de transparence des produits. Toutefois, les différences de méthodes d’évaluation ou encore le possible manque de fiabilité des données alimentant les nombreuses initiatives peuvent mener à des résultats variables d’une initiative à l’autre ou potentiellement imprécis. En l’absence actuelle de standard ou de contrôle  par des organismes accrédité de ces initiatives, le regard critique des consommateurs est donc de mise afin que ceux-ci se fassent leur propre opinion selon les résultats proposés.

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A propos de l’auteur

Sonia, Consultante Senior dans l’équipe Cosmétique & Luxe d’Alcimed en France

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ANSM : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
CSSC : Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs
CIRC : Centre international de recherche sur le cancer

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