Colombie : un système de santé et un marché pharmaceutique attractifs

Le marché de la santé en Colombie, en croissance, a atteint 24 milliards de dollars en 2018. Il est principalement financé par des fonds publics et 96 % de la population est entièrement couverte avec un reste à charge individuel parmi les plus faibles d’Amérique Latine. La Colombie, plus connue pour son café, n’a pas toujours été une référence sur le continent pour son système de santé. En effet, au début des années 1990, seuls 20% de la population avait une assurance santé. En 1993, le pays a modifié sa constitution et conçu un système entièrement nouveau. La contribution à l’assurance maladie est devenue obligatoire pour tous ceux qui pouvaient se le permettre, instituant la solidarité avec ceux qui ne le pouvaient pas. Tour d’horizon du système de santé en Colombie et de son marché pharmaceutique qui se développe.

À ce jour, la Colombie peut fièrement affirmer que cette transformation a été un succès : 96% des quelques 50 millions de Colombiens bénéficient d’une couverture santé. Au-delà d’une couverture généralisée, le reste à charge pour les Colombiens ne représente que 16% des dépenses de santé, un des niveaux les plus faibles d’Amérique Latine, et proche de la moyenne de l’OCDE, qui est de 14%.

Comment fonctionne le système de santé colombien ?

Dans l’ensemble, l’Etat, via l’assurance publique, couvre presque toutes les procédures et médicaments prescrits aux Colombiens. Seules les procédures esthétiques, non scientifiquement prouvées ou approuvées, sont exclues. Le système est ensuite financé par les citoyens qui ont un emploi et dont la plupart contribuent à hauteur de 12 % de leur salaire à l’assurance maladie publique, et par deux autres frais qui varient en fonction du statut économique de chacun :

  • L’un est la Cuota Moderadora (ticket modérateur en français), qui est facturée à chaque passage chez un professionnel de santé ou à l’hôpital.
  • L’autre est le Copago (co-paiement en français) qui est un petit pourcentage du coût de la procédure ou du médicament prescrit.

Bien que le gouvernement soit le principal bailleur de fonds des dépenses de santé, il n’est pas impliqué dans la gestion ni dans la fourniture directe des services de santé. Dans le cadre de la réforme des années 90 sont nés les assureurs (EPS – Entidad Promotora de Salud en espagnol). Les Colombiens souscrivent une assurance auprès de l’un d’eux, ce qui leur ouvre l’accès à un réseau de fournisseurs de soins et médicaments ainsi que leur droit au financement de leurs soins, payés directement par l’EPS au prestataire des soins.

Le marché des médicaments en Colombie

La transformation du système de santé en Colombie a aussi conduit à la croissance continue des dépenses de santé au cours des deux dernières décennies. En 2018, la part des médicaments a atteint 3,6 milliards de dollars (18 milliards de COP), ce qui représente 15% des dépenses totales de santé et 1 % du PIB de la Colombie. Le marché des médicaments est principalement alimenté par la prescription : plus de 80% du marché par rapport aux médicaments en vente libre. Les génériques représentent environ la moitié des médicaments vendus.

La Colombie, autrefois un pays avec un système de santé peu fiable, offre aujourd’hui une couverture santé sécurisante et représente un marché pharmaceutique attractif en Amérique Latine. Attractivité illustrée par le nombre de deals qui ont eu lieu ces derniers années, y compris impliquant des acteurs internationaux. Un marché qu’Alcimed peut vous aider à découvrir ou mieux cerner ! 


A propos des auteurs
Andres, Consultant et Christelle, Responsable de mission dans l’équipe Santé d’Alcimed en France

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