Journal de bord

How coronavirus could impact climate change long-term. Quel impact du Coronavirus sur le changement climatique sur le long terme ?

Comment le Coronavirus pourrait-il avoir un impact sur le changement climatique à long terme ?

Ces derniers mois, l’épidémie de COVID-19 a forcé les pays du monde entier à mettre en place des mesures de confinement. Alors que plusieurs de ces pays rentrent aujourd’hui dans une phase de déconfinement, l’heure est au bilan quant à l’impact que de telles mesures ont pu avoir sur nos sociétés, mais aussi sur l’environnement. En effet, des faits inédits ont pu être observés : les vols internationaux ont été arrêtés, la production industrielle a été en partie suspendue, le travail à distance a entraîné une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre. D’un point de vue environnemental, peut-on dire que les mesures de confinement liées au coronavirus ont eu un impact sur le réchauffement climatique ?

En Chine, des émissions de gaz à effet de serre diminués suite à l’apparition du coronavirus.

L’environnement bénéficie de la pandémie de Coronavirus. Au cours de ses deux premières semaines de confinement, la Chine a réduit sa consommation d’énergie et ses émissions de dioxyde de carbone de 25 %, soit l’équivalent de 100 millions de tonnes de CO2. La concentration de dioxyde d’azote (NO2) a elle diminuée de 30 à 50 % dans les grandes villes chinoises par rapport à la même période en janvier et février 2019. Les niveaux de particules fines ont également diminué de 20 à 30 % en février par rapport aux trois années précédentes.

Impact coronavirus greenhouse gases climate change in China

Comparaison des émissions de dioxyde d’azote en Chine entre janvier et février 2020, NASA et Agence Spatiale Européenne (ESA)

Malgré une baisse à court terme des émissions de carbone, une tendance à l’augmentation des gaz à effet de serre encore loin d’être inversée.

Plusieurs climatologues estiment que cette crise sanitaire est loin d’être suffisante pour avoir des effets positifs sur le changement climatique, qui résulte de l’accumulation des gaz à effet de serre produits depuis plusieurs décennies. « Pour avoir une chance de limiter le réchauffement à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, il faudrait que tous les pays réduisent de moitié leurs émissions entre 2020 et 2030, soit une réduction de 7% par an. Et nous en sommes loin. », a déclaré le climatologue Jean Jouzel lors d’une interview avec France24.

L’inquiétude des chercheurs face à un potentiel détournement de l’attention des questions de changement climatique et des investissements dans les énergies propres.

La Banque mondiale estime que l’adaptation à un climat plus chaud pourrait coûter entre 70 et 100 milliards de dollars par an d’ici 2050, en supposant que le réchauffement soit maintenu à l’objectif de 2°C. Toutefois, les coûts réels pourraient être bien plus élevés. Alors que la France a débloqué 45 milliards d’euros d’aide financière pour sécuriser les entreprises lors de l’épidémie de COVID-19, on estime que cette somme équivaut à près de 2 ans de moyens financiers pour réussir la transition climatique en France. Créer de la dette est l’un des moyens, mais les pays seront-ils prêts à mobiliser des fonds supplémentaires pour le changement climatique ?

Avec le blocage des marchés des capitaux, les entreprises rencontrent des difficultés à obtenir les financements nécessaires pour faire avancer leurs projets d’énergie propre. Par exemple, Wood Mackenzie prévoit une réduction de 10 % de la production chinoise de cellules de batterie en 2020. L’épidémie de COVID-19 rend les mesures de lutte contre le changement climatique plus difficiles à mettre en œuvre.

 

Le coronavirus et le changement climatique sont liés d’une certaine manière. Personne n’est géographiquement protégé contre le coronavirus et il en va de même pour le changement climatique. L’épidémie de COVID-19 nous a appris l’importance de la solidarité, et c’est exactement ce dont nous avons besoin pour faire face au changement climatique. Les dommages environnementaux se répercutent à long terme et les conséquences sont énormes. Cela ne mérite-t-il pas autant d’attention que le coronavirus ?

A propos de l’auteur

Zi Wei, Consultante Senior dans l’équipe Santé d’Alcimed en France

Vous avez un projet d’exploration ?
Nos explorateurs sont prêts à en discuter avec vous

Contactez nos explorateurs >

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *