Ponts connectés : ces ingénieurs qui veulent faire parler les ponts par Alcimed

Ponts connectés : ces ingénieurs qui veulent faire parler les ponts

N’êtes-vous jamais passé sous un pont, contemplant sa structure, et vous demandant ce que ces pierres pourraient raconter si elles pouvaient parler ? C’est l’objectif du programme « Ponts Connectés », chapeauté par le CEREMA, organisme français de référence dans la conception et l’entretien des ouvrages d’art : écouter et observer pour mieux comprendre l’état des ponts, mais aussi quand et comment les entretenir au mieux.

Les ponts en état d’urgence

En filigrane, ce sont les évènements de Gênes et de Mirepoix qui ont suscité cette soudaine prise de conscience. En 2018, une portion du viaduc autoroutier Morandi s’effondrait. A la suite de cet évènement impressionnant, une commission sénatoriale révéla une bombe à retardement : dans les petites collectivités territoriales, un grand nombre de ponts ne sont pas inspectés ou tout simplement pas répertoriés. Comme un écho à ce signal d’alarme, le pont de Mirepoix-sur-Tarn s’effondrait au passage d’un camion trop lourd quelques mois plus tard.

L’enjeu est de taille : il existe en France entre 200 000 et 250 000 ponts à surveiller et entretenir régulièrement. Si la majorité de ces ponts ne pose pas de problème particulier, il s’agit tout de même d’un travail pharaonique pour certaines collectivités qui, au-delà des compétences nécessaires, ont parfois du mal à gérer un parc d’infrastructures avec des moyens limités.

C’est ainsi que l’idée de connecter les ponts fait doucement son chemin pour permettre une gestion plus organisée, plus optimisée et moins coûteuse d’un héritage vieillissant à travers la surveillance de pathologies mais aussi à travers une meilleure compréhension de leur vie :

  • Surveillance de certaines pathologies à distance
  • Compréhension du trafic effectif ou de l’impact de certains évènements, comme le passage de convois exceptionnels.

Dans les métropoles, le concept de ponts connectés séduit dans le sillage des Smart Cities.

Ponts connectés : une réponse à la mesure des enjeux

Les systèmes de surveillance des ponts connectés souffrent cependant de nombreux défauts de jeunesse, comme leur durée de vie insuffisante pour les installer de manière pérenne, ou comme les difficultés pour agréger et interpréter cette masse de données. Les collectivités territoriales, de plus, ont peu de recul sur les solutions existantes.

C’est pour cette raison que l’Etat, dans le cadre du plan France Relance, a dégagé 4 millions d’euros pour aider 17 projets de ponts connectés à mûrir sous le regard attentif du CEREMA, dont l’expertise dans ce domaine permettra de garantir la valeur de ces nouveaux systèmes !

Mais un nouvel acteur pourrait bien changer la donne : Mon-it, jeune société française aux origines italiennes (NTSG), revendique une solution de surveillance qui semble balayer les principales difficultés des concurrents. Mature de plus de 7 ans d’expérience, cette solution robuste, passive, aux capteurs dépourvus d’électronique et peu gourmande en énergie, propose un système complet de mesures pour des ponts connectés. De par sa conception, cette solution est capable de durer au moins 35 ans !

Surtout, la société a agrégé un savoir-faire de bout en bout qui lui permet de proposer un accompagnement complet : depuis l’architecture de la solution et l’assistance dans la pose jusqu’au stockage sécurisé et à l’interprétation des résultats, avec un modèle certifié par le CNR, équivalent italien de notre CNRS.

NTSG intervient aujourd’hui dans de nombreux projets variés allant de la surveillance généralisée des ponts et tunnels du réseau autoroutier italien au nouveau tunnel Lyon-Turin.

Ces systèmes de surveillance pour des ponts connectés ne fleuriront pas sur l’ensemble des plus de 200 000 ponts et tunnels existants, mais il reste certain qu’ils auront un rôle majeur dans la transition numérique de la gestion de nos infrastructures, la rendant plus fiable, plus transparente, plus fluide et ainsi probablement moins coûteuse. Devant une technologie difficile à maîtriser de bout en bout, nul doute que l’expérience de nos amis transalpins sera précieuse. Notre équipe est prête à vous accompagner sur la compréhension de ces technologies de capteurs !


A propos de l’auteur, 

Maxence, Consultant dans l’équipe Chimie-Matériaux et Mobilité d’Alcimed en France

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