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Comment le développement de vaccins est accéléré en réponse au COVID-19

Comment le développement de vaccins est accéléré en réponse au COVID-19

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré une pandémie mondiale le 11 mars 2020. La décision a été encouragée par la gravité, le niveau de propagation et le manque d’action pour arrêter la propagation du COVID-19. Depuis, les parties prenantes de l’industrie pharmaceutique, et au-delà, se joignent à la course pour aider à développer un vaccin ou une thérapie afin de lutter contre cette menace mondiale. Alcimed décrit dans cet article certains éléments clés utilisés pour accélérer le développement des vaccins et thérapies contre le COVID-19.

Vaccins contre le COVID-19 vs. délai de développement moyen d’un vaccin

Actuellement, le délai moyen pour le développement d’un vaccin est de 10,71 ans, de la phase pré-clinique jusqu’à l’enregistrement sur le marché. De plus, la probabilité d’entrée sur le marché n’est que de 6% [1]. Cependant, la vaccination reste la stratégie la plus rentable pour lutter contre les maladies infectieuses, qu’elle soit prophylactique ou thérapeutique.

Un vaccin contre le COVID-19 potentiellement disponible dans les 12 à 18 mois prochains

Bien que la chronologie de développement d’un vaccin contre le COVID-19 puisse être perçue comme longue par le public, elle est en fait extrêmement rapide. Historiquement, les délais de développement de vaccins pour d’autres épidémies ont été beaucoup plus long que 18 mois. Par exemple, un vaccin contre le virus Ebola (EVD) après l’épidémie de 2014-2016 a mis près de 5 ans avant d’être rendu disponible. Par conséquent, un délai de 18 mois semble être un délai optimiste, mais peut être réalisable en utilisant les nouvelles technologies disponibles.

La réutilisation des études antérieures et des travaux sur les coronavirus apparentés pour accélérer le développement de vaccins contre le COVID-19

Le COVID-19 appartient à la famille des coronavirus qui provoque des maladies respiratoires similaires au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et au syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS). Afin de faire progresser rapidement le développement des potentiels vaccins candidats au COVID-19, les entreprises réorientent leurs travaux antérieurs sur le SRAS et le MERS. Pour Sanofi Pasteur en particulier, cela comprend l’utilisation d’une plateforme d’ADN recombinant pour produire un nouveau vaccin potentiel au COVID-19 en assurant la correspondance génétique exacte avec les protéines trouvées à la surface du virus. L’utilisation de travaux de développement antérieurs sur le SRAS et le MERS peut donc permettre une production rapide et à grande échelle du vaccin candidat optimal.

L’analyse informatique pour accélérer le temps nécessaire aux essais, mais également garantir une solution à long terme

Bien que des solutions pour une utilisation immédiate soient nécessaires, une solution à long terme doit également être envisagée lors du développement d’un vaccin. Des entreprises comme EpiVax tentent de garantir qu’un vaccin contre le COVID-19 montre une forte réponse des cellules T contre certains épitopes afin d’offrir une meilleure chance de surmonter la variabilité virale. Des outils de prévision et de conception d’épitopes in silico seront utilisés pour identifier ces cibles. Par la suite, une combinaison d’épitopes de cellules T du virus peut ensuite être réunie pour développer un traitement contre les coronavirus afin d’aider les patients infectés dans la pandémie actuelle du COVID-19, mais aussi pour nous permettre de nous préparer à l’émergence de coronavirus apparentés à l’avenir.

Pendant ce temps, des technologies in vitro facilitant la recherche d’une option thérapeutique contre le COVID-19, pouvant réduire le délai de développement traditionnel de plusieurs années

Des options thérapeutiques sont nécessaires dans l’attente de la mise à disposition d’un vaccin. Actuellement, les médicaments et les combinaisons de médicaments existants approuvés par la FDA sont réutilisés à des fins thérapeutiques chez les patients positifs au COVID-19 pour tenter de prévenir la progression de l’infection (NCT04324463). Des institutions telles que le Wyss Institute utilisent la technologie Organ-on-a-Chip, en particulier les puces pulmonaires humaines, pour récapituler la physiopathologie pulmonaire humaine, y compris la réponse à l’infection avec une grande fidélité. La capacité d’émuler l’infection permet à la technologie d’être utilisée comme plateforme de test pour découvrir des médicaments qui pourraient inhiber l’infection par le SRAS-CoV2.

 

Des stratégies préventives et thérapeutiques contre le COVID-19 sont nécessaires, en cours de développement et accélérées grâce aux nouvelles technologies. La façon dont ces méthodes se comparent aux protocoles de développement traditionnels doit être déterminée et sera testée à travers les données cliniques lorsqu’elles seront disponibles. Cependant, le défi du COVID-19 est bien là, et les stratégies de développement in vitro et informatiques sont essentielles au respect d’un calendrier de développement de vaccins et de traitements accéléré.

A propos de l’auteur

Je’lyn, Consultante dans l’équipe Santé d’Alcimed aux Etats-Unis

[1] Pronker, E. S., et al, 2013

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